Discours de l’Homme rouge…
Je voudrais revenir sur un poème de Mamoud Darwiche, Le Discours de l’homme rouge… j’ai espéré pouvoir poster les textes en arabe…
J’ai voulu donc revenir à ce poème pour rappeler un film parlant aussi bien que Darwiche la langue du vent, avec la même agressivité des plans, des clichets, des sons, du temps lent, des silences engorgés de vérités simples, innocentes,… la simplicité des mots, des regards, … la simplicité cariacaturale d’un monde repris sous ses angles les plus sombres,… “Dead Man”, rien de caricatural, un reproduction authentique d’une histoire, remplie de ce monde profond de “Nobody”, des indiens,…
l’histoire d’une terre, d’un voyage qui se poursuit vers l’absolu avec les notes de Neil Young, les vibrations existencielles d’un son, d’une guitare, d’un vent qui pousse la barque vers l’absolu…
DISCOURS DE L’HOMME ROUGE
I
Ainsi, nous sommes qui nous sommes dans le Mississippi. Et les reliques d’hier nous échoient. Mais la couleur du ciel a changé et la mer à l’Est a changé. O maître des Blancs, seigneur des chevaux, que requiers-tu de ceux qui partent aux arbres de la nuit ? Elevée est notre âme et sacrés sont les pâturages. Et les étoiles sont mots qui illuminent … Scrute-les, et tu liras notre histoire entière : ici nous naquîmes entre feu et eau, et sous peu nous renaîtrons dans les nuages au bord du littoral azuré. Ne meurtris pas davantage l’herbe, elle possède une âme qui défend en nous l’âme de la terre. O seigneur des chevaux, dresse ta monture qu’elle dise à l’âme de la nature son regret de ce que tu fis à nos arbres. Arbre mon frère. Ils t’ont fait souffrir tout comme moi. Ne demande pas miséricorde pour le bûcheron de ma mère et de la tienne. (…) Au dernier soir sur cette terre
Dead Man
(..) Nobody: “Every night and every morn Some to misery are born. Every morn and every night Some are born to sweet delight. Some are born to sweet delight, Some are born to endless night.”
Blake: “I really don’t understand.”
Nobody: “But I understand William Blake. You were a poet and a painter, and now you are a killer of white men.” (..)