… Retour à ce bloc-notes… Enfin, j’espère…

November 10th, 2005

“N’ériger point de monument. Laissez la rose Chaque année à sa gloire seulement fleurir. Car Orphée est cela. C’est sa métamorphose En ceci ou cela. Pas la peine pour nous

De chercherd’autres noms. Car une fois pour toutes Quand cela chante, c’est Orphée.” Reiner Maria Rilke Sonnets à Orphée

Exodus,… dans l’absolu du bleu.

November 10th, 2005

Petite réflexion au bord de la seine…

November 10th, 2005

La Seine Originally uploaded by nothingjustillusion. Source : user1.mshri.on.ca/ng/travel/Europevacation/Seinne.jpg

La seine est tellement étrange, ce géant bleu au milieu de ces buidings traduiasant une soi-disant grandeur, une masturbation architecturale de la famille Louis. Ce bleu au milieu de ces pierres est tellement étrange… Au bord de cet étranger, la fin de la journée avec quelques goutes de sueurs entre mes sourcils et des cernes qui s’assombrissent de plus en plus… Je reste là à jouer avec la lumière, jouer!! je n’ai nullement l’envie de rejoindre une certaine enfance malgré cette obcession de jeu à chaque fois que je suis à la présence des objets des “grands”… Je suis tout excité en aspirant la fumée de la cigarette et en l’expirant à chaque fois en un souffle différent observant l’itinéraire dansant de la fumée dans la lumière et sa mort brutale sur les bords de l’ombre… La fumée se dissipe entre les granules de lumière pour les souler, leur offrir une couleur assombrissant, ralentissant une excitation osée, leur offrir quelques instants de réflexion… La seine n’a pas de vague, c’était tellement difficile pour moi de l’accepter, moi qui ne connait que des géant bleu explosifs, impulsifs, orageux ou doux chuchotant des phrases tout bas avec la sensualité d’un poète… Je ne savais pas que la seine bouillone à l’intérieur, je ne savais pas que la seine refoule le feu, l’explosion, la folie de tous les étrangers de Paris… La lumière écarlate s’assombrissant à chaque dance de fumée, à chaque mouvement de vent… la lumière sur la seine s’emporte avec la fumée de ma cigarette… la lumière sur la seine aspire tout ce que j’ai chuchoté à ma cigarette… la lumière au dessus de la seine dansant avec les êtres surréalistes de ma pensée, les embrasse, les serre fort et laisse la brise les emporter pour une balade au delà du bord sombre, pour plonger ensemble dans l’âme de l’exil bleu…

Discours de l’Homme rouge…

November 10th, 2005

Je voudrais revenir sur un poème de Mamoud Darwiche, Le Discours de l’homme rouge… j’ai espéré pouvoir poster les textes en arabe…

J’ai voulu donc revenir à ce poème pour rappeler un film parlant aussi bien que Darwiche la langue du vent, avec la même agressivité des plans, des clichets, des sons, du temps lent, des silences engorgés de vérités simples, innocentes,… la simplicité des mots, des regards, … la simplicité cariacaturale d’un monde repris sous ses angles les plus sombres,… “Dead Man”, rien de caricatural, un reproduction authentique d’une histoire, remplie de ce monde profond de “Nobody”, des indiens,…

l’histoire d’une terre, d’un voyage qui se poursuit vers l’absolu avec les notes de Neil Young, les vibrations existencielles d’un son, d’une guitare, d’un vent qui pousse la barque vers l’absolu…

DISCOURS DE L’HOMME ROUGE

I

Ainsi, nous sommes qui nous sommes dans le Mississippi. Et les reliques d’hier nous échoient. Mais la couleur du ciel a changé et la mer à l’Est a changé. O maître des Blancs, seigneur des chevaux, que requiers-tu de ceux qui partent aux arbres de la nuit ? Elevée est notre âme et sacrés sont les pâturages. Et les étoiles sont mots qui illuminent … Scrute-les, et tu liras notre histoire entière : ici nous naquîmes entre feu et eau, et sous peu nous renaîtrons dans les nuages au bord du littoral azuré. Ne meurtris pas davantage l’herbe, elle possède une âme qui défend en nous l’âme de la terre. O seigneur des chevaux, dresse ta monture qu’elle dise à l’âme de la nature son regret de ce que tu fis à nos arbres. Arbre mon frère. Ils t’ont fait souffrir tout comme moi. Ne demande pas miséricorde pour le bûcheron de ma mère et de la tienne. (…) Au dernier soir sur cette terre

Dead Man

(..) Nobody: “Every night and every morn Some to misery are born. Every morn and every night Some are born to sweet delight. Some are born to sweet delight, Some are born to endless night.”

Blake: “I really don’t understand.”

Nobody: “But I understand William Blake. You were a poet and a painter, and now you are a killer of white men.” (..)

Week End avec Mahmoud Darwiche…

November 10th, 2005

Depuis que je suis là, j’ai cherché quelques phrases, quelques mots de Mahmoud Darwiche,… j’ai fouillé toutes mes valises… et j’ai fini par trouver quelques poèmes, dans les coins de mes bloc-notes, dans ces dossiers plongés dans la poussière, une vrai poussière imbhibé d’humidité, de cendres, et de souvenirs… j’ai trouvé donc quelques fragments qui n’ont pas suffit à calmer toute cette nostalgie, et une envie affolante de se perdre avec ces mots si étranges… .. et là je découvre une mine de poèmes de Mahmoud Darwiche, certes, traduites en français,… mais, tout ce qu’il faut pour ouvrir une toute petite fenêtre, et sentir quelques rayons de lumières …

Ici, sur les pentes des collines, face au couchant Et à la béance du temps, Près des vergers à l’ombre coupée, Tels les prisonniers, Tels les chômeurs, Nous cultivons l’espoir. (…)

[A un poète] Chaque fois que l’absence t’a abandonné, Tu t’es trouvé impliqué dans la solitude des dieux. Sois donc “le dedans” errant de ton dehors Et “le dehors” de ton dedans, Sois présent dans l’absence. (…)

Est-ce le siège à Ramallah que Darwiche est en train d’évoquer,… N’est-ce pas le siège permanent qu’on vit à chaque fois qu’on cherche l’horizon, et que l’on découvre juste dans l’immeuble en face, ou dans l’affiche publicitaire du dernier Soda,… ou dans la masse d’individus, de chaires qui parcoure le trottoir… le siège partout,… plus glacial en face de cette tour d’acier,… plus mélancolique à côté de cette seine sombre…

Un jour je serai ce que je veux.

Un jour je serai une idée qu’aucun glaive ne porte A la terre désolée, aucun livre … Une idée pareille à la pluie sur une montagne Fendue par la pousse d’un brin d’herbe. Et la force n’aura pas gagné, Ni la justice fugitive.

Un jour je serai ce que je veux.

Un jour je serai oiseau et, de mon néant, Je puiserai mon existence. Chaque fois que mes ailes se consument, Je me rapproche de la vérité et je renais des cendres. Je suis le dialogue des rêveurs. J’ai renoncé à mon corps et à mon âme Pour accomplir mon premier voyage au sens, Mais il me consuma et disparut. Je suis l’absence. Je suis le céleste Pourchassé.

Un jour je serai ce que je veux.

Un jour je serais poète Et l’eau se soumettra à ma clairvoyance. Métaphore de la métaphore que ma langue Car je ne dis ni n’indique Un lieu. Et le lieu est mon péché et mon alibi. Je suis de là-bas. Mon ici bondit de mes pas vers mon imagination … Je suis qui je fus, qui je serai Et l’espace infini me façonne, puis me tue.

(…) Murale Ces mots résonnennt toujours dans ma tête, même dans le sommet du désespoir,… dans le top de l’euphorie. Peut être bien pour ne pas perdre le pas, l’itinéraire que que m’a soufflé le vent,peut être aussi pour ne pas arracher mes yeux, ne pas crever mes pupilles ou pour ne pas pendre ces petites créatures qui voltigent partout autour ruissilant un petit chant gothique, et dansant un rythme tzigan comme une prière encore pour l’âme soulée de la brise, le frisson de la hauteur, d’un vol…

DISCOURS DE L’HOMME ROUGE

I

Ainsi, nous sommes qui nous sommes dans le Mississippi. Et les reliques d’hier nous échoient. Mais la couleur du ciel a changé et la mer à l’Est a changé. O maître des Blancs, seigneur des chevaux, que requiers-tu de ceux qui partent aux arbres de la nuit ? Elevée est notre âme et sacrés sont les pâturages. Et les étoiles sont mots qui illuminent … Scrute-les, et tu liras notre histoire entière : ici nous naquîmes entre feu et eau, et sous peu nous renaîtrons dans les nuages au bord du littoral azuré. Ne meurtris pas davantage l’herbe, elle possède une âme qui défend en nous l’âme de la terre. O seigneur des chevaux, dresse ta monture qu’elle dise à l’âme de la nature son regret de ce que tu fis à nos arbres. Arbre mon frère. Ils t’ont fait souffrir tout comme moi. Ne demande pas miséricorde pour le bûcheron de ma mère et de la tienne. (…) Au dernier soir sur cette terre

Encore une fenêtre,… de nouvelles lumières…

November 10th, 2005

Quand tu n’as pas tellement de truc à dire, quand les mots ne toruve plus de lettres, de nouvelles calligraphies pour dessiner l’écoulement du temps, le son de ces goutes d’eau lentes, de plus en plus lentes,… Qaund tu veux donner à ce robinet un autre rythme, une autre vie… tu ouvre une fenêtre sur une autre dimension, … Je n’écris pas, je ne fais qu’ouvrir une fenêtre sur ces âmes qui ont colorés le temps, qui ont donnés à cette danse un autre rythme et qui ne veulent surtout pas arrêter le robinet du temps…

On This Earth

November 10th, 2005

Mahmoud Darwish

We have on this earth what makes life worth living: April’s hesitation, the aroma of bread at dawn, a woman’s point of view about men, the works of Aeschylus, the beginning of love, grass on a stone, mothers living on a flute’s sigh and the invaders’ fear of memories.

We have on this earth what makes life worth living: the final days of September, a woman keeping her apricots ripe after forty, the hour of sunlight in prison, a cloud reflecting a swarm of creatures, the people’s applause for those who face death with a smile, a tyrant’s fear of songs.

We have on this earth what makes life worth living: on this earth, the Lady of Earth, mother of all beginings and ends. She was called Palestine. Her name later became Palestine. My lady, because you are my lady, I deserve life.

De “Unfortunately, It Was Paradise”, traduite par Munir Akash et Carolyn Forche.

Kelibia

November 10th, 2005

Kelibia,…

Ziad Rahbani

November 10th, 2005

Un sourire profond,… Ziad Rahbani m’a raffraîchit la mémoire,… un petit choc électrique, une gifle,… un coup de pied, un cri, et le tour est fait… je suis le milliarième personne peut être à le redire : c’est dingue, certaines fois, on a l’impression qu’il y’a des gens qu’on connait depuis toujours…

Un arbre …

November 10th, 2005

Un arbre et puis un arbre et puis le froid je ne veux plus que cet aveugle me guide comme on est seul quand on marche depuis toujours un arbre et puis pas même un arbre, une distance d’autres, je les aimais, sont loin.

Claude ESTEBAN